La granulométrie désigne la répartition des dimensions des grains qui composent un sol ou un matériau filtrant. Elle indique si les particules sont plutôt fines, grossières ou de tailles variées. Cette donnée est généralement exprimée en millimètres et peut être présentée sous forme de classes de tailles ou de courbe granulométrique.
Pour caractériser un terrain, on analyse un échantillon représentatif, prélevé à la profondeur concernée. Le tamisage sert notamment à classer les grains les plus grossiers ; des méthodes complémentaires peuvent être nécessaires pour les particules fines. Les résultats varient selon les couches traversées, même au sein d’un même forage.
À quoi sert-elle dans un forage ?
La granulométrie aide à dimensionner les ouvertures de la crépine et, si le projet en prévoit un, à sélectionner le massif filtrant. L’objectif est de retenir les particules du terrain ou du matériau filtrant tout en permettant à l’eau de circuler. Le choix dépend de la nature du sol, de la conception du forage et des conditions d’exploitation : il n’existe pas de correspondance universelle entre une taille de grain et une ouverture.
Une erreur fréquente consiste à choisir les ouvertures d’après une taille moyenne, sans tenir compte de la répartition complète des grains. Il faut aussi éviter de confondre la granulométrie du matériau filtrant avec la largeur des fentes d’un tube crépiné : ce sont deux données distinctes, à rendre compatibles.
Comment lire cette donnée sur une fiche produit ?
Sur une fiche de matériau filtrant, repérez la plage de tailles annoncée, par exemple en millimètres, et vérifiez si elle correspond à une classe de granulats ou à une distribution mesurée. Une mention de type « 2 à 4 mm » indique une plage de grains, pas l’ouverture d’une crépine. Sur une fiche de tube crépiné, cherchez plutôt la largeur des fentes. Pour le dimensionnement, confrontez ces indications aux résultats d’analyse du terrain et aux recommandations du concepteur du forage.